Le PCS - Prévoir le pire pour profiter en toute sécurité du meilleur !
La loi de modernisation de la Protection Civile impose à chaque commune dont le territoire comporte des risques répertoriés de mettre en place un Plan Communal de Sauvegarde (P.C.S.), c’est le cas pour la totalité des 36 000 communes de France qui ont toutes sur leur territoire au moins un risque !
Le PCS de la commune de Barraux est en place depuis 2009.
Ce long travail collectif, commencé sous l’ancien mandat avec l’aide du Bureau d’Etudes Spécialisées IMSRN de Montbonnot, est opérationnel puisque il a été utilisé (de façon partielle) à deux reprises.
En quoi consiste un Plan Communal de Sauvegarde ?
Plusieurs phases ont été nécessaires pour la mise en place :
1/ Mener une étude précise des sinistres potentiels, et leur impact sur le territoire de notre commune, qu’ils soient :
- d’origine naturelle : Inondation de plaine, crue torrentielle, ruissellements, mouvement de terrain, tremblement de terre, incendie de forêt.
- technologiques : Inondation par rupture de barrage, transport de matières dangereuses, sites industriels, pipe line, gazoduc.
2/ Répertorier la population et les biens menacés, publics ou privés :
- Pour la population, le nombre concerné pour chaque sinistre à mettre en sécurité (surveillance, aides, évacuations), avec un enjeu majeur prioritaire les populations sensibles (personnes âgées, handicapés, enfants).
- Pour les biens, leur sauvegarde passe souvent par des moyens matériels lourds et une main d’œuvre nombreuse.
3/ Mettre en place un organigramme de crise qui comporte le rôle de chaque intervenant :
- Le Maire, Directeur des Opérations de Secours (DOS), puis les élus désignés pour diriger des cellules, (d’autres sont en réserve),
- Tous les grands services, Préfecture, Sapeurs Pompiers, Gendarmerie etc. ont des arborescences de commandement et de réaction similaires.
La mise en place d’une architecture de fonctionnement de crise permet à la commune de s’intégrer, avec les autres collectivités, dans un plan plus vaste de gestion de crise préfectorale.
Des procédures ont été étudiées pour chaque sinistre, des fiches réflexes ont été mises en place pour aider à la décision.
4/ La communication :
- en direction des habitants (anciens et nouveaux) par la distribution du Document d’Information Communal sur les RIsques Majeurs (DICRIM) pour qu’à sa lecture, la culture de sécurité soit partagée par tous.
- La communication des risques est maintenant intégrée aux demandes de permis de construire.
- Des informations seront prévues en direction des volontaires et des scolaires.
Cette organisation efficace et adaptable sera déclenchée sur initiative du Maire ou à la demande de la Préfecture. Par exemple, en cas d’évènements graves comme nous en avons eus en France ; chutes de neige collante, pluies verglaçantes, tempêtes, entraînant des coupures de courant de longues durées et leur cortège de disfonctionnements, absence de communication, de secours, de dépannage, de carburant, de chauffage, d’eau, de pain, et aussi les évènements tragiques pouvant concerner la commune seule…
Elle permettra surtout d’intégrer, pour les rendre plus efficaces en toute sécurité, les solidarités qui naturellement se révèlent toujours lors de ces périodes difficiles.
Le délégué à la sécurité
Laurent Filstroff
pour le plan d'action PCS cliquer sur le lien ci-dessous